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Les exilés mentaux, un scandale français

Posté par le dans Culture
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Les exilés mentaux, un scandale français

Résumé

  Nombre de personnes handicapées françaises sont prises en charge en Belgique faute d'un accompagnement adéquat en France. Jeanne Auber, médecin et mère d'une fille handicapée, dénonce les dysfonctionnements du système français et nourrit sa réflexion de ses rencontres avec des associations de parents dans les deux pays, d'entretiens avec d'autres mères, etc.

  C’est un livre de souffrances et de colère froide. « J’ai honte pour mon pays qui impose cet exode aux “exilés mentaux” », écrit Jeanne Auber. Un « scandale français », affirme-t‑elle avec force dans ce livre qui paraît jeudi 25 septembre.

  Mais cet ouvrage, très personnel, a aussi été rédigé avec une volonté de comprendre les insuffisances d’un système qui, chaque année, pousse des dizaines de familles françaises à franchir la frontière belge pour trouver une place d’accueil pour leur enfant autiste ou handicapé mental.

  « Ce livre décrit avec beaucoup de justesse comment la France a ”institutionnalisé” cet exil vers la Belgique », estime Jean-François Chossy, ancien député UMP de la Loire, auteur de plusieurs rapports sur le sujet.

 

Dénoncer l’impasse dans laquelle se trouvent les parents

 Jeanne Auber n’est pas le vrai nom de l’auteur. C’est pour protéger sa famille que cette femme, médecin dans un hôpital parisien, a choisi d’écrire sous un pseudonyme.

  Avec son mari Tristan, Jeanne Auber a rédigé en 2013 un premier ouvrage ( Bonjour, jeune beauté, édition Bayard, 2013) pour raconter l’histoire de Julie, leur fille aînée, porteuse d’une anomalie génétique rare ayant entraîné de multiples handicaps.

  Aujourd’hui, elle reprend la plume pour dénoncer l’impasse qui pousse de nombreux parents à se tourner vers la Belgique. « Le scandale, s’il existe, ne concerne pas la Belgique. Il est franco-français. Il concerne un pays, le nôtre, qui préfère financer “l’exode” de ses enfants plutôt que de leur offrir une solution sur son territoire. »   


  Une affirmation directe et véhémente mais qui est partagée par l’Unapei, la principale association du secteur.


Des familles au bord de l’épuisement

  Dans ce deuxième livre, Jeanne Auber raconte d’abord comment, en septembre 2012, Julie a été exclue du foyer où elle était hébergée. Ses parents ont alors basculé dans le monde des « sans-solutions ».

  Cet univers que connaissent si bien tant de parents d’enfants atteints d’un handicap mental lourd. Les dizaines de courriers envoyés tous azimuts pour trouver un établissement d’accueil.

  Et les réponses, abruptes et négatives, qui se succèdent les unes aux autres, laissant les familles au bord de l’épuisement. « Nous avons l’impression que nos enfants n’existent plus pour la société, qu’ils sont comme invisibles », confie Jeanne Auber.

Que l’enfant puisse s’épanouir

  Certes, Julie a fini par trouver une place dans un externat proche de chez elle. « Au départ, c’était pour trois mois ; ça fait un an et demi que ça dure. L’équipe est pleine de bonne volonté mais à 23 ans, notre fille aurait besoin d’un projet lui permettant de continuer à progresser.

  Souvent, les administratifs ont tendance à penser qu’on cherche juste une garderie. Alors que notre souhait est de trouver une solution adaptée où notre enfant puisse s’épanouir », explique Jeanne Auber qui, pendant un temps, a envisagé d’envoyer sa fille en Belgique. Avant d’y renoncer. « C’est un pas que nous ne sommes pas prêts à franchir », dit-elle.

La moitié de ceux qui vont en Belgique viennent de toute la France

  Aujourd’hui, on estime à plus de 5 000 le nombre d’enfants et d’adultes accueillis en Belgique. « Ce phénomène a débuté il y a une quarantaine d’années. Au début, ce sont surtout des familles du nord de la France qui partaient en Belgique, souvent parce qu’elles y trouvaient une offre de meilleure qualité pour leurs enfants », explique Régis Devoldère, ancien président de l’Unapei de 2000 à 2010.

  Pendant longtemps, les pouvoirs publics ont donc pu affirmer que cet « exode » concernait uniquement des familles frontalières. « Mais aujourd’hui, ce n’est plus vrai. La moitié de ceux qui vont en Belgique viennent de toute la France », affirme Christel Prado, présidente de l’Unapei.

  Selon un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) de 2005, ces placements outre-Quiévrain concernaient 42 départements et 17 régions françaises. « Certains parents sont obligés d’envoyer leurs enfants de 7 ou 8 ans à 700 kilomètres de chez eux. Est-ce normal ? », s’interroge Jeanne Auber.
 

Caractèristiques

Titre:                                   Les exilés mentaux : un scandale français
Date de sortie:                          25/09/2014
Auteur(s):                               Jeanne Auber
Traducteur(s):                           Collectif
Éditeur:                                 Bayard
Collection:                              Essai sciences humaines
Reliure:                                 Broché
Nombre de pages:                         200
ISBN / EAN:                              978-2-227-48767-3 - 9782227487673
Format:                                  19 x 15
 
Source 20 minutes

 

 

 

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  • Invité
    Dethier marie charline mardi, 07 février 2017

    Question

    Bonjour, quelqu un ayant lu le livre peux le dire svp

    Qui est Anita ?? En quoi est t elle meilleure que certains éducateurs spécialisés selon Jeanne aubergine ? Et développer à l'aide d exemples tirés de la lecture ...

    Un grand merci à ceux qui me répondrons

    Marie charline

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Invité dimanche, 22 septembre 2019